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| Infrastructure ● Roumanie | ||
| Vers la disparition d’un km de ligne sur cinq ? | ||
| Mis en ligne le 11/07//2009 | ||
| Les chemins de fer roumains CFR prévoient de fermer ou de louer un
nombre considérable de lignes peu rentables. Un rapport suggère la fermeture de
35 lignes soit 1 930 km de voies ferrées. En outre certains autres tronçons déjà fermés en raison de catastrophes
naturelles (destructions liées aux fortes pluies et inondations notamment) et
par manque de travaux, soit près de 150 km de lignes, sont à ajouter à ce
total. Les itinéraires concernés sont essentiellement des lignes en antenne ainsi que certaines artères classées mineures comme Bucarest - Făurei - Tecuci (de la capitale vers le nord-est du pays), Ploieşti - Ţăndărei (du nord vers l’est de la capitale) et Sibiu - Copşa Mică (ligne d’une quarantaine de kilomètres au nord-ouest de Bucarest). La ligne principale directe reliant la capitale à la Bulgarie via Giurgiu, est aujourd’hui coupée pour cause de dommages sur un pont et ne serait pas rouverte comme prévu. D’autres rapports suggèrent même de fermer davantage de lignes, jusqu’à 3 000 km. Cette contraction s’accompagnera inévitablement du licenciement du personnel œuvrant sur ces dessertes. Par ailleurs, précisons qu’environ 14 % du réseau est déjà loué à des opérateurs privés. |
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| Les lignes « non-interopérables »
peuvent-elles survivre ? En 2004, le gouvernement roumain a loué 3 324 km de lignes ferroviaires dites « non-interopérables » à des opérateurs privés. Ces lignes mineures ne pouvaient pas être exploitées de façon rentable par les chemins de fer nationaux CFR. A ce jour 1 500 km de ce lot sont gérés par des compagnies privées comme RC-CF Trans qui exploite sous la marque Regiotrans. Les billets CFR ne sont pas valides sur ces services. Les lignes louées sont pratiquement toutes en mauvais état avec des gares mal équipées, de vieux rails, des traverses non remplacées, des systèmes de signalisation qui n’ont pas beaucoup été entretenus. Le matériel roulant utilisé est constitué soit d’anciennes série des CFR, soit d’autorails de seconde main ex DB ou SNCF. Ces lignes louées n’attirent pas les subventions européennes ainsi, en l’absence de toute mesure spécifique, elles sont vouées à la disparition. RC-CF fait valoir que la solution résiderait dans la nouvelle législation : il s’agit de conclure un accord de concession avec les CFR, ce qui permettrait d’accéder aux fonds européens indispensables au maintien de l’exploitation. |
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| Chris Bailey / Today's Railways Europe traduction Laurent Charlier |